﻿{"id":1216,"date":"2013-12-16T20:51:33","date_gmt":"2013-12-16T19:51:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.exbrayat-psychologue.fr\/?page_id=1216"},"modified":"2023-07-22T17:46:58","modified_gmt":"2023-07-22T16:46:58","slug":"baby-blues-ou-depression","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.exbrayat-psychologue.fr\/?page_id=1216","title":{"rendered":"Baby blues ou d\u00e9pression ?"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Apr\u00e8s l&#8217;accouchement, la femme subit un v\u00e9ritable bouleversement hormonal qui se traduit souvent par un \u00e9tat de d\u00e9prime. Parfois ce baby blues passager peut se transformer en v\u00e9ritable d\u00e9pression. Comment y voir clair ?<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<div class=\"titre\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1<span style=\"color: #574141;\">\/ Premiers signes: les pr\u00e9misses de l&#8217;Effondrement Maternel<\/span><\/strong> selon l&#8217;association &#8220;<a href=\"http:\/\/www.maman-blues.fr\/\" data-wplink-edit=\"true\">mamanblues&#8221;<\/a>, site consacr\u00e9 \u00e0 la difficult\u00e9 maternelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu de temps apr\u00e8s l\u2019accouchement, alors que vous \u00e9tes si heureuse d\u2019\u00eatre devenue maman, il se peut que vous vous sentiez soudain monter un coup de blues, et ce d\u00e8s votre s\u00e9jour \u00e0 la maternit\u00e9. Vous \u00eates triste et irritable, avec de fr\u00e9quentes envies de pleurer. Restez calme, c\u2019est le fameux \u00ab baby blues \u00bb. Ce moment, il est vrai, peu agr\u00e9able est si courant qu\u2019il est consid\u00e9r\u00e9 comme normal. Nous ne connaissons pas les statistiques exactes, mais le nombre de femmes atteintes semblerait se situer autour de 5 \u00e0 8 femmes sur 10. Certains de ces signes peuvent \u00eatre annonciateurs d&#8217;un malaise plus profond.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&#8217;est l&#8217;unit\u00e9 de Maternologie qui en premier en a formul\u00e9 l&#8217;hypoth\u00e8se, en constatant (non sans inqui\u00e9tude au d\u00e9but) que les m\u00e8res hospitalis\u00e9es apr\u00e8s un temps o\u00f9 elles semblaient aller mieux, s&#8217;effondraient soudainement comme si leurs derni\u00e8res d\u00e9fenses c\u00e9daient.<\/p>\n<p class=\"citation\" style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8211; Les troubles du sommeil constituent un des premiers signes qui doivent interpeller.<\/strong> Synonyme d&#8217;abandon et de laisser-aller, dormir, permet de faire- par l&#8217;interm\u00e9diaire des r\u00eaves &#8211; tout un travail de remaniements psychiques indispensable au \u00ab devenir m\u00e8re \u00bb.<br \/>\nNe pas dormir, \u00ab s&#8217;emp\u00eacher \u00bb de le faire comme si c&#8217;\u00e9tait l\u00e0 un manquement au devoir maternel, c&#8217;est \u00ab s&#8217;emp\u00eacher de retourner en soi. \u00bb, \u00ab se priver \u00bb d&#8217;un temps de r\u00e9union int\u00e9rieure. C&#8217;est se retrouver \u00e0 plus ou moins br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance hors de soi, comme d\u00e9centr\u00e9e, bien loin de ce fond humain d&#8217;o\u00f9 on est issu et d&#8217;o\u00f9 vient \u00e9galement son b\u00e9b\u00e9&#8230;<br \/>\n<strong>-Une vigilance exacerb\u00e9e et des conduites d&#8217;hyperactivit\u00e9 :<\/strong>Ces mamans sont sur le qui vive permanent, guettant sans cesse leur b\u00e9b\u00e9 dans la crainte qu&#8217;il ne lui arrive quelque chose. Elles \u00e9prouvent le besoin de se d\u00e9penser; d&#8217;\u00eatre sans cesse en mouvement comme s&#8217;il y avait un danger \u00e0 se reposer, \u00e0 ne rien faire et \u00e0 se laisser p\u00e9n\u00e9trer par la question et la r\u00e9alit\u00e9 de leur enfant. Ces mamans l\u00e0 sont en g\u00e9n\u00e9ral \u00ab tr\u00e8s cal\u00e9es \u00bb sur tout ce qui touche \u00e0 l&#8217;art de &#8220;bien&#8221; s&#8217;occuper de leur enfant. Mais le b\u00e9b\u00e9 et sa r\u00e9alit\u00e9 humaine se retrouvent ensevelis derri\u00e8re des pr\u00e9occupations de maternage ou de sant\u00e9. Le \u00ab faire \u00bb remplace \u00ab l&#8217;\u00eatre \u00bb.<br \/>\n<strong>&#8211; Peur paralysante des pleurs et des cris du b\u00e9b\u00e9 : <\/strong> surtout la nuit.<br \/>\n<strong>-Ind\u00e9cision et difficult\u00e9 autour du pr\u00e9nom choisi<\/strong> (une fois l&#8217;enfant n\u00e9)<strong> :<\/strong> regrette ce pr\u00e9nom qui ne semble plus correspondre au b\u00e9b\u00e9 r\u00e9el , est effondr\u00e9e de culpabilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de lui avoir choisi un tel pr\u00e9nom et du coup n&#8217;arrive plus \u00e0 le prononcer, se trompe en l&#8217;appelant ou ne supporte pas de l&#8217;entendre dans la bouche des autres.<br \/>\n<strong>&#8211; Avoir froid en permanence :<\/strong> La maman peut \u00e9prouver le besoin de mettre plusieurs \u00e9paisseurs de v\u00eatement sur elle ou entre elle et son enfant.<br \/>\n<strong>-Difficult\u00e9 \u00e0 se nourrir mais aussi difficult\u00e9 \u00e0 nourrir son enfant :<\/strong> T\u00e9t\u00e9es ou biberons interminables, compliqu\u00e9s, qui seront l&#8217;objet de luttes ou de conflits&#8230;B\u00e9b\u00e9 qui se crispera ou qui refusera de prendre volontiers le sein ou le biberon, ou seulement au prix d&#8217;un \u00ab acharnement maternel \u00bb \u00e0 vouloir le nourrir. Pass\u00e9 le temps des premi\u00e8res recommandations, il faut toujours songer derri\u00e8re une mise au sein compliqu\u00e9e ou rapidement ajourn\u00e9e, \u00e0 une possible \u00e9mergence d&#8217;une difficult\u00e9 maternelle. Certaines m\u00e8res auront du mal \u00e0 regarder leur enfant pendant le temps de l&#8217;allaitement, lui donneront alors le biberon ou le sein de mani\u00e8re \u00e0 ne pas croiser son regard. Les biberons seront longs et stressants, appr\u00e9hend\u00e9s jusque dans leur composition (dosage, temp\u00e9rature, intervalles entre chaque). Tout sera mati\u00e8re \u00e0 questionnements et angoisses au niveau de l&#8217;allaitement , alors que ces moments sont avant tout des temps de communication, d&#8217;\u00e9change et de r\u00eaverie pour les deux, des temps de naissance psychique aussi pour l&#8217;enfant&#8230;On pourra assister \u00e9galement \u00e0 des nourrissages trop rapides, des biberons ou t\u00e9t\u00e9es comme &#8220;engloutis&#8221;. Durant le nourrissage, la m\u00e8re pourra \u00e9prouver le besoin de bouger ou de parler sans cesse, de s&#8217;occuper \u00e0 autre chose tout en donnant le sein ou le biberon. Il lui sera difficile de rester calmement avec son b\u00e9b\u00e9 dans les bras&#8230; Elle aura (de mani\u00e8re inconsciente), des difficult\u00e9s \u00e0 respecter le temps et les rythmes de succion de son b\u00e9b\u00e9, ses besoins d&#8217;absorption &#8220;avide&#8221; dans un premier temps et ses besoins de r\u00eaverie dans un second temps : r\u00e9ajustera fr\u00e9quemment sa position au sein, ou celle de la t\u00e9tine dans la bouche afin qu&#8217;il boive sans discontinuer&#8230;<br \/>\n<strong>&#8211; Autod\u00e9pr\u00e9ciation et culpabilit\u00e9 :<\/strong> d\u00e8s l&#8217;accouchement<br \/>\n<strong>&#8211; Regrets de l&#8217;accouchement : <\/strong>la m\u00e8re a le sentiment de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur, de ne pas avoir accouch\u00e9, elle se sent comme d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e de ce moment et a l&#8217;impression inavouable que ce n&#8217;est pas son enfant. L&#8217;accouchement ne l&#8217;a pas faite m\u00e8re!<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"titre\"><\/div>\n<div class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #574141;\">2\/ Le baby blues, c&#8217;est quoi ?<\/span> <\/strong><\/div>\n<div class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\">Une r\u00e9action physiologique marquant la fin d&#8217;un stress physique et moral, li\u00e9e \u00e0 la modification brutale du taux d&#8217;hormones.<\/div>\n<div class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\">L&#8217;adaptation brutale \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement charg\u00e9 en \u00e9motions : un moment de coupure avec ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 et qui aurait valeur de fonction d&#8217;am\u00e9nagement d\u00e9fensif pour la m\u00e8re, lui permettant de r\u00e9aliser le deuil du b\u00e9b\u00e9 imaginaire et d&#8217;adopter celui qui vient de na\u00eetre. Il favoriserait ainsi le passage symbolique de son statut de femme enceinte \u00e0 celui de m\u00e8re.<br \/>\nL&#8217;ensemble des d\u00e9ceptions que ressentent les femmes : d\u00e9ception de l&#8217;accouchement, d\u00e9ception li\u00e9e \u00e0 la perte de leur ventre habit\u00e9, au fait qu&#8217;elles ne soient plus le centre des pr\u00e9occupations, d\u00e9ception li\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de l&#8217;allaitement jamais ais\u00e9 \u00e0 mettre en route&#8230;<\/div>\n<div class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\">Ce temps o\u00f9 la m\u00e8re qui s&#8217;est donn\u00e9e toute enti\u00e8re \u00e0 son accouchement et \u00e0 la naissance de son enfant, est en attente d&#8217;un retour ou d&#8217;une reconnaissance de sa part. Ce peut \u00eatre un temps de solitude<br \/>\nUn moment de v\u00e9ritable d\u00e9pression o\u00f9 &#8220;tous les cadavres sortent des placards&#8221; <a href=\"http:\/\/www.bm-lyon.fr\/spip.php?page=video&amp;id_video=529\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Myriam Szejer<\/strong><\/a><\/div>\n<div class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\">L&#8217;expression des mouvements psychiques maternels et notamment celui d&#8217;une certaine ambivalence face au b\u00e9b\u00e9 \u00e0 la fois merveilleux qu&#8217;elle attendait et l&#8217;\u00eatre exigeant et extr\u00eamement d\u00e9pendant qu&#8217;il est en r\u00e9alit\u00e9. L&#8217;\u00e9pisode du baby blues renforcerait la possibilit\u00e9 d&#8217;investissement de l&#8217;enfant r\u00e9el (<strong>M\u00e9lanie Klein et Donald Winicott<\/strong>)Un temps d&#8217;attente et de vacillement o\u00f9 le tout comme le rien peut arriver, un temps pendant lequel se met en place la relation : \u00abc&#8217;est un gu\u00e9, un passage d\u00e9licat plut\u00f4t qu&#8217;un simple \u00e9tat passager\u00bb (Psychanalyse de la naissance , <strong>Jean Marie Delassus<\/strong>)<\/div>\n<div class=\"titre\" style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div class=\"chapo\" style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div class=\"chapo\"><strong>Les &#8220;sympt\u00f4mes&#8221; du baby blues varient d&#8217;une femme \u00e0 l&#8217;autre :<\/strong><\/div>\n<div class=\"chapo\"><b>. <\/b>Crises de larmes pour des raisons en apparence superficielles<br \/>\n. Sauts d&#8217;humeur<\/div>\n<div class=\"chapo\">. Hypersensibilit\u00e9 aux critiques<\/div>\n<div class=\"chapo\">. Difficult\u00e9s \u00e0 se concentrer<\/div>\n<div class=\"chapo\">. Irritabilit\u00e9, anxi\u00e9t\u00e9 sur son aptitude \u00e0 savoir s&#8217;occuper du b\u00e9b\u00e9<\/div>\n<div class=\"chapo\">. Difficult\u00e9s \u00e0 se lier au nouveau-n\u00e9<\/div>\n<div class=\"chapo\">. Sentiments d&#8217;accablement, de vuln\u00e9rabilit\u00e9, de d\u00e9couragement<\/div>\n<div class=\"chapo\">. Troubles du sommeil<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le &#8220;blues&#8221; du post-partum et sa signification<\/strong><br \/>\nLe premier auteur \u00e0 mentionner les r\u00e9actions transitoires d&#8217;allure psychotique qui surviennent pendant les suites de couches est Hippocrate. Appel\u00e9 &#8220;fi\u00e8vre du lait&#8221; au cours du si\u00e8cle dernier, le blues (litt\u00e9ralement : id\u00e9es noires, cafard) du post-partum est aussi connu sous les termes de &#8220;blues&#8221; ou de &#8220;syndrome du troisi\u00e8me jour&#8221;, de &#8220;post-partum blues&#8221; et surtout de &#8220;maternity blues&#8221; qui semble bien \u00eatre le terme de r\u00e9f\u00e9rence de la litt\u00e9rature anglosaxonne.<br \/>\nLa fr\u00e9quence du blues est v\u00e9ritablement \u00e9lev\u00e9e. Le ph\u00e9nom\u00e8ne appara\u00eet chez plus de 50% des accouch\u00e9es. Les pics de fr\u00e9quence et d&#8217;intensit\u00e9 se situent entre le troisi\u00e8me et le cinqui\u00e8me jour apr\u00e8s l&#8217;accouchement. Les manifestations diminuent rapidement et disparaissent le plus souvent avant le dixi\u00e8me jour.<br \/>\nLes sympt\u00f4mes principaux du blues sont les pleurs, la labilit\u00e9 \u00e9motionnelle (changements brusques d&#8217;humeur), l&#8217;\u00e9lation (\u00e9tat d&#8217;excitation avec sentiment de bonheur tr\u00e8s intense), la<br \/>\nconfusion, la tendance \u00e0 l&#8217;oubli, l&#8217;irritabilit\u00e9 souvent tourn\u00e9e vers le p\u00e8re de l&#8217;enfant mais aussi vers le personnel hospitalier, l&#8217;insomnie, les c\u00e9phal\u00e9es, la fatigue, l&#8217;anorexie. Beaucoup d&#8217;accouch\u00e9es se sentent bizarres, distantes, indiff\u00e9rentes \u00e0 leur enfant et en \u00e9prouvent une profonde culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\"><strong>Les causes hormonales<\/strong><br class=\"western\" \/>Pendant la grossesse, le corps de la future m\u00e8re secr\u00e8te des hormones n\u00e9cessaires \u00e0 l&#8217;\u00e9volution normale de la grossesse &#8211; notamment des \u0153strog\u00e8nes et de la progest\u00e9rone. Les taux de progest\u00e9rone 30 \u00e0 50 fois plus \u00e9lev\u00e9s qu&#8217;en temps normal ont un effet &#8220;euphorisant&#8221; car cet hormone bloque l&#8217;action des substances qui agissent sur le centre des \u00e9motions du cerveau en d\u00e9clenchant des r\u00e9actions d\u00e9pressives. Lorsque le placenta est expuls\u00e9 \u00e0 la fin de l&#8217;accouchement, les taux d&#8217;hormones chutent en quelques heures. La brutalit\u00e9 de ce bouleversement est un choc pour le corps. Le cerveau et les \u00e9motions sont in\u00e9vitablement affect\u00e9s, surtout en cette p\u00e9riode postnatale o\u00f9 la jeune m\u00e8re est particuli\u00e8rement sensible. Il faudra plusieurs mois pour que le corps retrouve son \u00e9quilibre hormonal.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\"><strong>La fatigue: <\/strong>La fatigue entra\u00eene la d\u00e9prime. Or, la plupart des jeunes m\u00e8res sont \u00e9puis\u00e9es imm\u00e9diatement apr\u00e8s leur accouchement. A la fatigue s&#8217;ajoutent souvent la tension nerveuse de l&#8217;accouchement, la souffrance si les suites de couches sont douloureuses, le bruit et les perturbations du milieu hospitalier.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\"><strong>Les causes \u00e9motives:<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">Les incertitudes- L&#8217;arriv\u00e9e du b\u00e9b\u00e9 peut d\u00e9clencher une crise de &#8220;confiance en soi,&#8221; m\u00eame si la jeune m\u00e8re pense avoir bien pr\u00e9par\u00e9 la naissance. Le sentiment maternel tout neuf est fragile. Quasiment toute jeune m\u00e8re doute de ses capacit\u00e9s \u00e0 un moment ou un autre. Cette nouvelle responsabilit\u00e9 peut para\u00eetre terrifiante. Et la quantit\u00e9 d&#8217;informations (souvent contradictoires) qu&#8217;elles re\u00e7oivent leur font oublier qu&#8217;elles doivent se fier avant tout \u00e0 leur instinct et \u00e0 leur bon sens.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">Les regrets &#8211; Peu de femmes r\u00e9alisent \u00e0 quel point une des principales \u00e9motions ressenties apr\u00e8s un accouchement peuvent \u00eatre le regret ou la d\u00e9ception: l&#8217;accouchement ne s&#8217;est pas d\u00e9roul\u00e9 comme pr\u00e9vu (c\u00e9sarienne, \u00e9pisiotomie, forceps, b\u00e9b\u00e9 en unit\u00e9 n\u00e9onatale\u2026.), le p\u00e8re ou la famille ne s&#8217;est pas comport\u00e9 comme elle l&#8217;avait esp\u00e9r\u00e9, il s&#8217;agit de faire le deuil: perte de son statut de petite fille ou de femme enceinte, deuil du b\u00e9b\u00e9 id\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La signification du blues a r\u00e9cemment fait l&#8217;objet d&#8217;une hypoth\u00e8se int\u00e9ressante qui serait de favoriser l&#8217;\u00e9tablissement des liens pr\u00e9coces entre la m\u00e8re et l&#8217;enfant.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e du ph\u00e9nom\u00e8ne, sa disparition habituellement rapide et sans s\u00e9quelle font penser \u00e0 de nombreux auteurs qu&#8217;il pourrait s&#8217;agir d&#8217;un processus physiologique. Ce blues serait une r\u00e9action physiologique marquant la fin d&#8217;un stress physique et mental. Le blues appara\u00eet dans d&#8217;autres circonstances que les suites de couches, apr\u00e8s une op\u00e9ration, apr\u00e8s une comp\u00e9tition, apr\u00e8s des examens. Il serait ainsi une r\u00e9action g\u00e9n\u00e9rale qui marque la fin d&#8217;une p\u00e9riode de stress physique et\/ou mental et qui permet l&#8217;adaptation \u00e0 la situation qui lui fait suite.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #574141;\">Le &#8220;Baby blues&#8221; n&#8217;est pas une maladie.<\/span> Il se &#8220;traite&#8221; donc par:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0cm;\">Le repos<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p style=\"margin-bottom: 0.49cm;\">Une meilleure gestion de l&#8217;entourage. C&#8217;est un des r\u00f4les les plus importants du p\u00e8re dans les jours qui suivent l&#8217;accouchement. Il peut filtrer les visites, pr\u00e9venir la famille et les amis de l&#8217;\u00e9tat &#8220;fragile&#8221; de la m\u00e8re, prendre en charge les taches domestiques et les a\u00een\u00e9s, s&#8217;assurer qu&#8217;elle se sent aim\u00e9e et choy\u00e9e.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">Si la jeune m\u00e8re le d\u00e9sire, elle ne doit surtout pas h\u00e9siter \u00e0 parler \u00e0 un psychologue (de plus en plus de maternit\u00e9s en ont un rattach\u00e9 au service.)<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">Par contre, si les larmes persistent au-del\u00e0 de 2 semaines, il peut s&#8217;agir d&#8217;une d\u00e9pression. Une consultation m\u00e9dicale est alors indispensable.<\/p>\n<p><span style=\"color: #574141;\"><strong>3\/ La d\u00e9pression postnatale<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">La d\u00e9pression post natale est un syndrome d\u00e9pressif accompagn\u00e9 d\u2019une grande excitation, d\u2019un profond sentiment de panique, de pens\u00e9es et de fantasmes obsessionnels, de tristesse, de plaintes, d\u2019irritabilit\u00e9. Ces sympt\u00f4mes ne sont pas toujours pr\u00e9sents en m\u00eame temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9pression post-partum touche entre 10 et 20 % des femmes, quels que soient leur niveau social ou les ant\u00e9c\u00e9dents psychiques.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">A tout moment au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s l&#8217;accouchement. 50% des d\u00e9pressions se d\u00e9clarent 2 semaines apr\u00e8s l&#8217;accouchement. 15% se d\u00e9clenchent entre 2 et 6 semaines apr\u00e8s l&#8217;accouchement. <b>Et le reste au moins trois mois apr\u00e8s la naissance. <\/b><\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">La d\u00e9pression postnatale est une sorte de grand malaise jamais ressenti dans le pass\u00e9. Il s&#8217;abat sur la t\u00eate de la jeune m\u00e8re, la paralyse, lui donne une impression de lenteur et de lourdeur, lui fait \u00e9viter tout contact social pour se concentrer sur son b\u00e9b\u00e9 ou, \u00e0 l&#8217;inverse, l&#8217;am\u00e8ne parfois \u00e0 le rejeter et peut lui donner envie d&#8217;en finir avec la vie Il s&#8217;agit d&#8217;un \u00e9tat persistant d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9pression qui s&#8217;installe le plus souvent de la 6e \u00e0 la 12e semaine apr\u00e8s l&#8217;accouchement.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\"><strong>La maman peut pr\u00e9senter des sympt\u00f4mes:<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">. Crises d&#8217;angoisses (persuad\u00e9e qu&#8217;un drame va se <span style=\"color: #574141;\">produire<\/span> ou que le b\u00e9b\u00e9 est en danger), morbidit\u00e9, engourdie (ne ressent aucune \u00e9motion envers le b\u00e9b\u00e9)<br \/>\n. Culpabilisation excessive et irrationnelle au sujet de l&#8217;accouchement, de la r\u00e9ussite de l&#8217;allaitement, de l&#8217;apparence du b\u00e9b\u00e9.<br \/>\n. Perp\u00e9tuellement fatigu\u00e9e, non soulag\u00e9e par le repos.<br \/>\n. Insomnies, difficult\u00e9s \u00e0 dormir &#8211; nuits blanches mais continuelle envie de somnoler pendant la journ\u00e9e.<br \/>\n. Fatigue mentale : perte d&#8217;\u00e9nergie, manque d&#8217;int\u00e9r\u00eat pour la vie courante.<br \/>\n. Pleure sans raison ou bien incapacit\u00e9 \u00e0 pleurer malgr\u00e9 une forte envie.<br \/>\n. Oublis graves &#8211; m\u00eame des soins du b\u00e9b\u00e9 &#8211; avec culpabilisation terrible (souvent au point de ne plus oser sortir de sa maison).<br \/>\n. Grosses difficult\u00e9s \u00e0 se concentrer, \u00e9tat de d\u00e9tresse qui affecte n\u00e9gativement toutes ses r\u00e9actions.<br \/>\n. Manque total de confiance en elle (peut penser continuellement qu&#8217;avoir eu ce b\u00e9b\u00e9 \u00e9tait une erreur), inhibition \u00e0 l&#8217;action &#8211; comme paralys\u00e9e.<br \/>\n. Se sent abandonn\u00e9e, jug\u00e9, critiqu\u00e9e, mal aim\u00e9e, jalouse des autres m\u00e8res qui semblent mieux s&#8217;en sortir &#8211; coup\u00e9e du reste du monde comme par une vitre.<br \/>\n. Col\u00e8res incontr\u00f4l\u00e9es (surtout chez les femmes qui semblaient tout ma\u00eetriser), peut exprimer son d\u00e9sarroi par des gestes brutaux envers le b\u00e9b\u00e9 ou ses a\u00een\u00e9s.<br \/>\n. Attitude obsessionnelle ou bien indiff\u00e9rente envers la nourriture.<br \/>\n. Perte compl\u00e8te de libido<br \/>\n. Sympt\u00f4mes physiques: palpitations, difficult\u00e9s \u00e0 respirer, chute de cheveux par plaques, courbatures et crampes, somatisation excessive.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\"><strong>Autour du b\u00e9b\u00e9, la maman peut : <\/strong><br \/>\n&#8211; Ne ressentir aucune \u00e9motion ou paniquer devant l&#8217;intensit\u00e9 de ses sentiments.<br \/>\n&#8211; \u00catre r\u00e9ticence \u00e0 le prendre contre elle ou au contraire avoir des difficult\u00e9s \u00e0 s&#8217;en d\u00e9tacher corporellement.<br \/>\n&#8211; Avoir la peur permanente qu&#8217;il lui arrive quelque chose &#8230;<br \/>\n&#8211; Peut exprimer son d\u00e9sarroi envers son b\u00e9b\u00e9 par des gestes brutaux ou au contraire cacher ses pulsions par des d\u00e9monstrations d&#8217;affection excessives en public.<br \/>\n-Penser continuellement qu&#8217;avoir eu un enfant \u00e9tait une erreur, que sa mission est termin\u00e9e depuis qu&#8217;elle l&#8217;a mis au monde et qu&#8217;elle est interchangeable.<br \/>\n&#8211; Ressentir comme une &#8220;rivalit\u00e9 d&#8217;existence&#8221; avec lui, l&#8217;un (elle-m\u00eame) devant dispara\u00eetre pour que l&#8217;autre puisse vivre.<br \/>\n&#8211; Conna\u00eetre des pens\u00e9es et fantasmes obsessionnels, des phobies d&#8217;impulsion qu&#8217;elle ne peut chasser et qui l&#8217;an\u00e9antissent : peur de faire du mal \u00e0 son b\u00e9b\u00e9, peur d&#8217;\u00eatre incestueuse&#8230; <em>\u00e0 diff\u00e9rencier de l&#8217;envie de faire du mal \u00e0 son enfant qui elle, rel\u00e8ve de l&#8217;urgence psychologique.<\/em><\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">\u00a0Les deux signes les plus importants sont d&#8217;une part l&#8217;inad\u00e9quation dans la relation \u00e0 l&#8217;enfant avec un sentiment d&#8217;inefficacit\u00e9 \u00e9prouv\u00e9 par ces m\u00e8res ; d&#8217;autre part, l&#8217;absence de consultation. Il s&#8217;agit de femmes qui ne consultent pas car elles sont probablement coupables de ne pas \u00eatre dans le bonheur maternel attendu, surtout lorsque la grossesse \u00e9tait d\u00e9sir\u00e9e. Elles ne consultent pas non plus car elles mettent leurs troubles sur le compte de la fatigue et aussi parce qu&#8217;apr\u00e8s des mois de prise en charge pr\u00e9natale, elles se retrouvent sans interlocuteur m\u00e9dical tant que l&#8217;enfant n&#8217;est pas malade. Malheureusement, la plupart des femmes n&#8217;osent pas admettre leur d\u00e9sarroi. Notre soci\u00e9t\u00e9 persiste \u00e0 croire en l&#8217;image de la jeune m\u00e8re rayonnante et combl\u00e9e. D\u00e8s sa naissance, l&#8217;enfant devient centre du monde et l&#8217;on s&#8217;int\u00e9resse moins \u00e0 la m\u00e8re, pour qui les suites de cet heureux \u00e9v\u00e9nement ne sont pas toujours id\u00e9ales. Les jeunes m\u00e8res aussi ont tendance \u00e0 s&#8217;oublier et \u00e0 penser uniquement au bien-\u00eatre de leur b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Causes \u00e9motionnelles:<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">. <b>Une mauvaise r\u00e9action \u00e0 l&#8217;accouchement<\/b> &#8211; la d\u00e9ception si l&#8217;accouchement ne s&#8217;est pas d\u00e9roul\u00e9 comme pr\u00e9vu, le sentiment d&#8217;\u00eatre d\u00e9stabilis\u00e9e par la perte de contr\u00f4le et d&#8217;impuissance &#8211; peut, en combinaison avec d&#8217;autres facteurs comme l&#8217;isolement et les difficult\u00e9s mat\u00e9rielles, mener \u00e0 une d\u00e9pression.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">. <b>Le pass\u00e9 psychologique de la m\u00e8re<\/b>: des difficult\u00e9s dans le couple, des rapports tendus avec sa famille (en particulier avec sa propre m\u00e8re), un deuil non r\u00e9solu (divorce, perte d&#8217;un parent), des traumatismes durant l&#8217;enfance ou l&#8217;adolescence peuvent refaire surface en cette p\u00e9riode postnatale lorsque la jeune m\u00e8re est particuli\u00e8rement sensible.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">. <b>Des facteurs externes<\/b> tels que l&#8217;isolement, des difficult\u00e9s mat\u00e9rielles, le manque de r\u00e9seau de soutien, le sentiment de perdre son identit\u00e9 en temps que femme.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;\">. <b>Un b\u00e9b\u00e9 difficile<\/b> qui pleure beaucoup, dort peu ou a des probl\u00e8mes de sant\u00e9.<\/p>\n<div align=\"justify\">\n<p><span style=\"color: #574141;\"><strong>Les papas aussi ont le blues ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>On associe toujours la d\u00e9pression du post-partum \u00e0 la maman, puisqu\u2019elle allie relation charnelle et affective avec b\u00e9b\u00e9. Ce rapport fusionnel entre la m\u00e8re et b\u00e9b\u00e9 fait que l\u2019on pr\u00eate aux mamans une tr\u00e8s grande partie de la charge \u00e9motionnelle que repr\u00e9sente la naissance de b\u00e9b\u00e9. On s\u2019est jusqu\u2019alors peu port\u00e9 sur les difficult\u00e9s que peuvent rencontrer les jeunes papas \u00e0 faire face \u00e0 la paternit\u00e9. Pourtant, l\u2019arriv\u00e9e de b\u00e9b\u00e9 affecte papa autant que maman.<\/p>\n<p>Bien que chez la femme, le r\u00f4le des hormones puissent contribuer aux angoisses et aux sautes d\u2019humeur, l\u2019arriv\u00e9e de b\u00e9b\u00e9 est un \u00e9v\u00e9nement qui affecte aussi bien les p\u00e8res que les m\u00e8res. Tous deux sont en effet confront\u00e9s aux m\u00eames pr\u00e9occupations : nouvelles responsabilit\u00e9s familiales, mais aussi responsabilit\u00e9s financi\u00e8res, crainte de ne pas avoir les bons gestes avec b\u00e9b\u00e9, etc.<\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">Les p\u00e8res peuvent \u00e9galement \u00eatre plus vuln\u00e9rables s\u2019ils ont des probl\u00e8mes conjugaux, financiers, ou ont d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu une d\u00e9pression.<\/div>\n<div align=\"justify\">Chez le p\u00e8re comme chez la m\u00e8re, une d\u00e9pression post-natale, en particulier lorsqu\u2019elle est s\u00e9v\u00e8re, peut influer sur le d\u00e9veloppement psychoaffectif des enfants. Les cons\u00e9quences de la d\u00e9pression du post-partum chez b\u00e9b\u00e9 sont faibles mais existent donc dans certains cas.<\/div>\n<div align=\"justify\">Au m\u00eame titre que les mamans, les papas doivent donc se confier \u00e0 leur entourage et \u00e0 leur m\u00e9decin si des signes d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9prime se font sentir avec insistance, dans leur intensit\u00e9 et dans le temps.<\/div>\n<div align=\"justify\">Cette d\u00e9pression se traduit par l\u2019incapacit\u00e9 du p\u00e8re a endosser son r\u00f4le paternel, et de prendre soin de son enfant. Il s\u2019adonne donc \u00e0 d\u2019autres activit\u00e9s, t\u00e2ches au sein de la famille.L\u2019entr\u00e9e du b\u00e9b\u00e9 dans la vie du p\u00e8re repr\u00e9sente lui aussi un bouleversement. On conna\u00eet bien \u00e0 ce sujet les peurs des futurs p\u00e8res. Mais le r\u00f4le du p\u00e8re, sa responsabilit\u00e9 vis \u00e0 vis de son futur enfant, les changements mat\u00e9riels qui surviennent apr\u00e8s la naissance ne sont pas les seuls facteurs de la d\u00e9pression du p\u00e8re. Il a \u00e9galement peur du changement physique et mental de sa femme. Physique puisque la grossesse d\u00e9formera son corps, et m\u00eame apr\u00e8s l\u2019accouchement, il faudra du temps \u00e0 la nouvelle maman pour se remettre. Mentalement, parce que le comportement de la m\u00e8re sera n\u00e9cessairement modifi\u00e9 suite \u00e0 l\u2019accouchement. Elle portera toute son attention sur le b\u00e9b\u00e9, sera peut-\u00eatre amen\u00e9 \u00e0 n\u00e9gliger la vie du couple. Aussi, la relation fusionnelle entre l\u2019enfant et la m\u00e8re peut \u00e9galement amener le p\u00e8re a mal vivre cette situation qui l\u2019\u00e9loigne de son enfant. Et le p\u00e8re n\u2019ayant pas port\u00e9 l\u2019enfant, il n\u2019a pu \u00e9tablir de lien aussi solide que la m\u00e8re avec son b\u00e9b\u00e9. La m\u00e8re doit donc encourager son mari \u00e0 entretenir une relation affective avec le b\u00e9b\u00e9.<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;\">De plus, en cas de d\u00e9pression maternelle, le p\u00e8re se sent impuissant, d\u00e9sorient\u00e9 et peut parfois d\u00e9velopper lui-m\u00eame une d\u00e9pression en r\u00e9ponse inconsciente au mal de sa femme. Les hommes agissent, ils ne dialoguent pas. Tout ce qu\u2019il leur importe est de retrouver leur femme telle qu\u2019elle \u00e9tait avant la grossesse, tant sur le plan physique que psychique.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;\">Comme l\u2019expliquent Paul Ramchandani et ses coll\u00e8gues de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oxford, la d\u00e9pression paternelle pr\u00e9sente des risques s\u00e9rieux dans le d\u00e9veloppement \u00e9motionnel de l\u2019enfant. Et contrairement \u00e0 la m\u00e8re, cette d\u00e9pression touche davantage les gar\u00e7ons peut-\u00eatre en raison de l\u2019importance du r\u00f4le du p\u00e8re au sein de la famille.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;\">Par cons\u00e9quent la science compte \u00e0 l\u2019avenir se pencher davantage sur la d\u00e9pression du p\u00e8re, autant que sur celle de la m\u00e8re<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;\">\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Quelle diff\u00e9rence entre le baby blues, la d\u00e9pression p\u00e9rinatale et la psychose postnatale ?<\/strong><\/span><\/p>\n<table border=\"0\" summary=\"\" width=\"100%\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#0071bc\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\" width=\"25%\"><\/th>\n<th bgcolor=\"#0071bc\" width=\"25%\">\n<p align=\"center\"><span style=\"color: #ffffff;\"><strong>Baby blues <\/strong><\/span><\/p>\n<\/th>\n<th bgcolor=\"#0071bc\" width=\"25%\">\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"color: #ffffff;\">D\u00e9pression du post-partum<\/span><\/strong><\/p>\n<\/th>\n<th bgcolor=\"#0071bc\" width=\"25%\">\n<p class=\"Style1\" align=\"center\"><span style=\"color: #ffffff;\">Psychose du post-partum<\/span><\/p>\n<\/th>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#e3eff0\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\"><span style=\"color: #ffffff;\">Type de trouble<\/span><\/th>\n<td>Trouble l\u00e9ger, N\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie<\/td>\n<td>Maladie d\u2019intensit\u00e9 variable<\/td>\n<td>Maladie grave<\/td>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#e3eff0\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\"><span style=\"color: #ffffff;\">Particularit\u00e9s <\/span><\/th>\n<td>Forte \u00e9motivit\u00e9, Humeur labile, Ne dure pas plus de quelques jours<\/td>\n<td>Sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs persistant plus de 2 semaines<\/td>\n<td>Confusion, discours et comportements \u00e9tranges, id\u00e9es d\u00e9lirantes<\/td>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#e3eff0\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\"><span style=\"color: #ffffff;\">Fr\u00e9quence <\/span><\/th>\n<td>&gt; 50%<\/td>\n<td>13%<\/td>\n<td>0.1 \u00e0 0.3%<\/td>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#e3eff0\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\"><span style=\"color: #ffffff;\">Moment du d\u00e9but<\/span><\/th>\n<td>Entre le 2e et le 5e jour qui suivent l\u2019accouchement<\/td>\n<td>Variable dans l\u2019ann\u00e9e qui suit l\u2019accouchement. Pic au cours des 3 premiers mois<\/td>\n<td>Dans les 2 semaines qui suivent l\u2019accouchement<\/td>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#e3eff0\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\"><span style=\"color: #ffffff;\">Dur\u00e9e <\/span><\/th>\n<td>Courte : maximum 1 semaine<\/td>\n<td>De quelques semaines \u00e0 plusieurs ann\u00e9es<\/td>\n<td>Quelques semaines \u00e0 quelques mois<\/td>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\" bgcolor=\"#e3eff0\">\n<th bgcolor=\"#0071bc\"><span style=\"color: #ffffff;\">N\u00e9cessit\u00e9 de soins<\/span><\/th>\n<td>Non. Du repos et une attitude soutenante de l\u2019entourage suffisent.<\/td>\n<td>Oui, sinon risque de chronicit\u00e9. Parfois r\u00e9mission spontan\u00e9e<\/td>\n<td>Oui, de mani\u00e8re urgente. Risque de suicide ou d\u2019infanticide. Hospitalisation<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><span style=\"font-size: xx-small;\">Tir\u00e9 du livre \u00ab La d\u00e9pression postnatale, sortir du silence \u00bb. N. Nanzer. Editions Favre 2009.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l&#8217;accouchement, la femme subit un v\u00e9ritable bouleversement hormonal qui se traduit souvent par un \u00e9tat de d\u00e9prime. Parfois ce baby blues passager peut se transformer en v\u00e9ritable d\u00e9pression. Comment y voir clair ? 1\/ Premiers signes: les pr\u00e9misses de l&#8217;Effondrement Maternel selon l&#8217;association &#8220;mamanblues&#8221;, site consacr\u00e9 \u00e0 la difficult\u00e9 maternelle. 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